L’histoire d’une réussite

WASCOSA - comment le pionnier du secteur s’est mis sur les rails.

1944

Toujours en mouvement

Bien sûr, les choses auraient pu se passer autrement si Max Sandmeier ne s’était pas lancé dans l’affrètement mais dans le secteur alimentaire. Il a en effet débuté comme petit comptable dans un commerce de boissons de Leysin. C’est là qu’en 1944, le jeune Max, alors âgé de 17 ans, a trouvé son premier emploi après sa formation commerciale. Il s’y ennuyait terriblement, en particulier lorsque les ventes stagnaient pendant l’hiver. Car Max Sandmeier était un battant, toujours en mouvement. Après deux ans de service militaire qui lui ont valu le grade d’officier, sa carrière s’est enfin accélérée …

Les trois fondateurs de WASCOSA: WAelty-SCOtti-SAndmeier

1949

À contre-courant vers la réussite

Trouver sa propre voie et, s’il le faut, nager à contre-courant: un pari toujours gagnant. En 1949, alors que de nombreux Italiens venaient en Suisse pour trouver du travail, Max Sandmeier, du haut de ses 22 ans, a suivi l’appel de son oncle entrepreneur et est parti à Gênes. À cette époque, il n’existait aucune raffinerie de pétrole en Europe. La Suisse devait acheter ses produits pétroliers auprès des dépôts côtiers italiens et les transporter dans de petits wagons à deux axes qui nécessitaient souvent des réparations. L’oncle Giovanni y a flairé un marché: il a proposé aux importateurs tels que BP, Shell et Esso un service de réparation de qualité suisse. Max Sandmeier était chargé de la supervision des ateliers privés de chemins de fer. En tant que commercial, ses compétences de dirigeant étaient appréciées et il s’est rapidement familiarisé avec les réparations. Cette activité qui ne devait durer que trois mois l’a conduit vers un avenir prospère. Peu de temps après, Pietro Scotti est entré dans la partie …

1949: Max Sandmeier, alors âgé de 22 ans, suit son oncle entrepreneur à Gênes

1951

De grands événements se profilent

L’autodidacte Scotti, qui admirait beaucoup le travail de Sandmeier, lui propose en 1951 de le rejoindre comme associé de son atelier de réparations OFIM. OFIM réparait des citernes et autres wagons de marchandises pour les chemins de fer d’État italiens. Peu après l’arrivée de Max Sandmeier, l’activité prend un essor extraordinaire: le nombre de collaborateurs grimpe de huit seulement en 1951 à 40 un an plus tard! Pour Sandmeier et Scotti, c’est alors une époque de travail intense, où chaque opportunité est exploitée, qui voit le jour. Lorsqu’au début des années 1960, OFIM, en plus de la réparation, se lance dans la fabrication des wagons-citernes à deux axes, une idée est née …

1964

WASCOSA: WAelty – SCOtti – SAndmeier

Sandmeier et Scotti, qui sont toujours allés de l’avant en démontrant leurs compétences et leur esprit de pionniers, avaient là encore flairé le bon marché au bon moment. Max Sandmeier fait ainsi entrer son beau-frère, Jakob Waelty, dans l’affaire, pour fonder avec lui-même et Pietro Scotti l’entreprise suisse WASCOSA. WASCOSA se concentrait sur l’affrètement de wagons de marchandises, d’abord en Italie, puis en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Hongrie …

La suite, nous la connaissons: chaque année, sept millions de passagers circulent dans l’Eurotunnel et WASCOSA a conquis petit à petit les rails de toute l’Europe. L’activité lancée en 1964 avec quelques wagons-citernes à deux axes a fêté ses 50 ans en 2014 avec un parc impressionnant de près de 7’000 wagons.